Britannica vs. Wikipédia
Une récente étude comparative parue dans le magazine Nature, entre l'encyclopédie Britanica et l'encyplopédie gratuite et libre Wikipédia, avait déclanché de vives réactions de la part de Britanica. En effet Wikipédia etait jugée presque aussi fiable que son homologue payante sur les sujets scientifiques. Des experts avaient analysé et comparé 42 paires d'articles. Au final seules 8 erreurs graves ont été relevées (4 dans chaque encyclopédie !).
Britanica publie aujourd'hui une contre-attaque où elle démontre, en reprenant les articles analysés, que l'étude de Nature est fausse et ses conclusions hâtives. Voir pire, seule une analyse de morceaux de textes émanant de rubriques différentes aurait été pratiquée.
Cette polémique pose la question de la véracité des écrits qui figurent sur des supports "ouverts" comme Wikipédia. Basée sur un mode éditorial accessible à tout contributeur via une interface web de type wiki, l'encyclopédie libre fait parfois étalage de théories qui n'engagent que ses auteurs. Il convient donc de ne pas prendre son contenu comme toujours exact et de pratiquer une vérification croisée avec une autre source.
Ainsi n'arrive t'on pas à un paradoxe en terme de contenu sur Internet. Tout le monde voudrait rendre plus accessible l'information, la publier plus vite, la rechercher plus rapidement et précisément, voir même la faire noter par les internautes par rapport à sa pertinence ou son intérêt.
Seulement la question de la véracité de l'information n'est pas souvent abordée, on compte sur une auto régulation de la part des internautes et du système pour la contrôler mais au final on perd un temps important à rechercher une autre source pour vérifier.
J'ai hâte de voir comment les nouveaux moteurs d'information, comme le très attendu Wikio , vont répondre à la question de la véracité de l'information.
Je crois que le "déclanché" est un peu mal venu de votre part. Bon moi je dis ça ...
Rédigé par: Loïc | le 07 avril 2006 à 15:23