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27 mars 2006

Un peu de conjugaison...

L'accord du participe passé avec le C.O.D., vaste programme... nous venons d'y faire face aujourd'hui lors de la livraison d'une traduction ANG/FR : la règle est normalement simple : si le C.O.D. est placé avant le participe passé alors celui-ci s'accorde. Seulement, dans la traduction, le C.O.D. est non seulement placé après le participe passé mais nous sommes dans le cas d'une forme pronominale, donc qui l'emporte ? La forme pronominale ou bien le C.O.D. (même placé après !) ??... et bien ni l'un, ni l'autre, le participe passé reste invariable ! Voici l'exemple pour illustrer : "environ deux fois plus d'équipes se sont disputé ce prix..." On aurait pu se dire qu'il était de bon ton de mettre "..ées" à "disputé", et bien non, ce serait faux car ni la forme pronominale ne s'applique ici, ni la règle du C.O.D. puisque celui-ci est après le participe passé.

Autre exemple :
Le participe passé s'accorde avec le COD placé avant lui  :
--> les lettres qu’elles se sont envoyées (accord avec le C.O.D. lettres placé avant)
--> elles se sont envoyé des lettres (pas d'accord avec le C.O.D. lettres placé après).

Même si tout ceci est acquis depuis l'école primaire, il est toujours bon de revoir la leçon !

25 mars 2006

Britannica vs. Wikipédia

Une récente étude comparative parue dans le magazine Nature, entre l'encyclopédie Britanica et l'encyplopédie gratuite et libre Wikipédia, avait déclanché de vives réactions de la part de Britanica. En effet Wikipédia etait jugée presque aussi fiable que son homologue payante sur les sujets scientifiques. Des experts avaient analysé et comparé 42 paires d'articles. Au final seules 8 erreurs graves ont été relevées (4 dans chaque encyclopédie !).
Britanica publie aujourd'hui une contre-attaque où elle démontre, en reprenant les articles analysés, que l'étude de Nature est fausse et ses conclusions hâtives. Voir pire, seule une analyse de morceaux de textes émanant de rubriques différentes aurait été pratiquée.

Cette polémique pose la question de la véracité des écrits qui figurent sur des supports "ouverts" comme Wikipédia. Basée sur un mode éditorial accessible à tout contributeur via une interface web de type wiki, l'encyclopédie libre fait parfois étalage de théories qui n'engagent que ses auteurs. Il convient donc de ne pas prendre son contenu comme toujours exact et de pratiquer une vérification croisée avec une autre source.

Ainsi n'arrive t'on pas à un paradoxe en terme de contenu sur Internet. Tout le monde voudrait rendre plus accessible l'information, la publier plus vite, la rechercher plus rapidement et précisément, voir même la faire noter par les internautes par rapport à sa pertinence ou son intérêt.
Seulement la question de la véracité de l'information n'est pas souvent abordée, on compte sur une auto régulation de la part des internautes et du système pour la contrôler mais au final on perd un temps important à rechercher une autre source pour vérifier.

J'ai hâte de voir comment les nouveaux moteurs d'information, comme le très attendu Wikio , vont répondre à la question de la véracité de l'information.

24 mars 2006

Chirac défend les interprètes !

Hier soir, devant les 24 responsables européens réunis au sommet de Bruxelles, Jacques Chirac a soudainement quitté la salle lorsque le patron des patrons, Ernest-Antoine Sellière a annoncé qu'il allait faire son allocution en anglais, "langue des affaires", et non en français.
Pour Monsieur Chirac, fervent défenseur de la place du français au sein de l'Europe, chacun doit s'exprimer dans sa langue et une traduction simultanée doit avoir lieu dans les langues des autres interlocuteurs.
Certes sur le fond notre président a raison, mais à l'heure d'une meilleure utilisation des ressources financières et de la maîtrise des dépenses européennes, il serait intelligent de réduire le budget incroyable consacré par l'Union en traduction et interprétariat de toutes sortes.

L'anglais est mondialement reconnu comme une langue pivot qu'il est indispensable de maîtriser, aussi pour faciliter la rapidité des échanges et certainement une meilleure réactivité de la part de nos responsables européens dans leurs prises de décisions, il faudrait y avoir recours plus souvent.
La défense d'une langue se fait avant tout dans son pays et en France à entendre la majorité des gens parler, il y a du travail !
Après le non français à l'Europe, notre président nous donne encore un bon exemple du légendaire "open minded" français.

16 mars 2006

Hey Marley, u ok?

Vous vous demandez à quoi peut bien correspondre le titre de ce billet ? Et bien tout simplement au début de l'interview que nous sommes en train de traduire en anglais pour une marque de vêtements de skaters. Nous avons été consultés pour réaliser des tests de traduction en anglais, espagnol et italien par HAWK-CITY.COM car ils souhaitent refondre leur site Internet et le traduire dans ces trois langues. Le challenge est de trouver les bonnes personnes dans chaque langue, qui maîtisent à la fois le langage "djeuns", du skate mais aussi qui connaissent les spécificités techniques de ce sport !!! Un trois en un pas forcément facile à trouver mais avec un peu de temps et une recherche approfondie, on arrive à trouver la perle rare ! Reste plus maintenant qu'à soumettre ces textes au client et attendre son retour. Yeah !!

08 mars 2006

Enquête sur l'industrie de la langue

Le Quotidien, bulletin de diffusion officielle des données de l'organisme Statistique Canada, vient de rendre public les premiers résultats d'une enquête réalisée sur l'année 2004 sur l'industrie de langue au Canada. Ce type d'enquête, d'autant plus rare, est très instructive pour connaître les tendances et évolutions de notre industrie. Le Canada est le seul pays à avoir mis en place des actions pour suivre, organiser et aider le marché des langues à se développer.

Le marché canadien de l'industrie des langues compte environ 600 entreprises pour un chiffre d'affaire de plus de 404 millions de dollars en 2004. La part des services de traduction est de 38% pour un CA de 154,1 millions de dollars, celle des services d'interprétation de 2% avec 8,7 millions de dollars. Le reste est constitué par les formations linguistiques et les frais d'hébergement liés à des cours de langue.
Plus d'un tiers des entreprises faisant de la traduction et de l'interprétation ont exporté leurs services , 81% vers les Etats-Unis (rien de surprenant) et 38% vers l'Europe. L'Asie représente également un important débouché pour les cours de langues avec un tiers des exportations.

Pour un pays qui compte deux fois moins d'habitants que la France, cette enquête met en avant la bonne santé de l'industrie de la langue et surtout un réel dynamisme à sortir de ses frontières et à gagner des parts de marché sur le vieux continent et en Asie.

Il est dommage en France qu'aucun organisme gouvernementale ne s'intérresse à l'industrie des langues et qu'aucune étude statistique ne soit mener. Sans brandir le spectre de l'Etat sacro-saint sauveur, il me semble d'intérêt public de permettre aux entreprises d'avoir accès à des chiffres leur donnant une visibilité sur leur marché.
Une certaine désaffection pour les langues doit être pour partie la cause de ce manque d'intérêt. Pourtant à l'heure de la mondialisation des échanges et au vue de notre balance extérieure, il ne serait pas inutile de faire un petit effort.