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14 décembre 2007

Smartphone, un anglicisme à traduire ?

Ca prête à sourire, voir à rire en ce vendredi ponctuant une semaine bien chargée.  La CGTN, Commission Générale de Terminologie et de Néologie, vient de se réveiller et veut traduire le mot smartphone !

A lire dans ce billet du blog techno Ultimate Pocket.

22 octobre 2007

Encore une étiquette mal traduite

Voici un bel exemple parmi tant d'autres de l'importance qu'attache certaines entreprises à leur communication écrite dans une langue étrangère. Une importance proche de zéro comme en témoigne cette notice figurant sur un paquet de pâtes provenant directement d'Italie. La traduction française est truffée de fautes. Elle a été visiblement réalisée par un italien parlant français. Quel dommage pour cette entreprise de discréditer ainsi son produit ! Franchement ça ne fait pas très sérieux surtout quand on connait le prix d'une traduction, dérisoire par rapport au reste. Prétendre faire un produit de qualité c'est bien mais il faut aller jusqu'au bout dans la démarche et soigner les petits détails au dos du paquet.

Alors s'il vous plaît la prochaine fois, prenez le temps de vous adresser à un professionnel.

Pates_2

24 septembre 2007

47 erreurs médicales liées à une faute de traduction en Allemagne

Large_508937 Je vous laisse lire l'article ci-dessous, très révélateur des dérives d'une mauvaise traduction et/ou d'un défaut de compréhension de la part des médecins concernés. La traduction est souvent considérée comme "la dernière roue du carosse" et cela a des conséquences plus ou moins fâcheuses, comme on peut le lire ci-dessous. Quand est-ce que les enteprises vont considérer l'acte de traduire à part entière et non comme un énième coût qui s'ajoute à la déjà très longue liste de leur budget ? Traduire la notice d'utlisation est la chose à laquelle on pense à la fin en se disant que cela serait bien utile si on veut vendre son produit en Europe notamment. Outre le fait de traduire, il faut bien traduire et là encore, il faut choisir la bonne personne et lui donner le temps et les moyens de founir un travail de qualité...
 

"Quarante-sept patients opérés du genou dans un hôpital de Berlin ont été victimes d'une erreur médicale en raison d'une mauvaise traduction de la notice concernant la prothèse qu'on leur a implantée, rapporte dimanche le quotidien berlinois Tagesspiegel.

"Cet accident est impardonnable", a reconnu le responsable de l'institut qui chapeaute l'hôpital Sankt-Hedwig, Reinhard Nieper. Les patients souffraient à l'articulation du genou. La prothèse était censée leur redonner de la mobilité. Mais les médecins ont implanté ces prothèses sans y ajouter le ciment qui était prévu, car l'autocollant en allemand indiquait "prothèse ne nécessitant pas de ciment".

En anglais pourtant, l'indication d'origine évoquait une prothèse "Non-Modular Cemented" (non modifiable et devant être cimentée), rapporte le Tagesspiegel. Les médecins ont été formés à l'utilisation de la prothèse sans que quiconque ne remarque l'erreur. Un représentant du fabricant, présent lors des premières opérations réalisées à Berlin, n'a rien constaté d'anormal, ajoute le journal.

Les patients, opérés entre mai 2006 et mars 2007, ont été informés de l'erreur et, de fait, un tiers d'entre eux avaient fait état de "problèmes" avec leur nouvelle prothèse. La moitié des malchanceux a choisi de se faire réopérer, précise le Tagesspiegel, et un tiers l'a déjà été, aux frais de l'hôpital, naturellement. Un professeur de chirurgie orthopédique, Heino Kienapfel, a déploré que "certains produits arrivant sur le marché européen ne portent d'indications qu'en anglais", au lieu d'être traduits d'emblée en plusieurs langues ou de porter des pictogrammes. "C'est un problème", a-t-il jugé."

www.7sur7.be

06 avril 2007

Bonne première audience pour Translations2.com

Le moteur de recherche terminologique français/anglais Translations2.com démarre très fort en terme d'audience. Après une première semaine de mise en ligne, près de 1 000 visiteurs (dont plus d'1 sur 5 qui reviennent) et de 2 300 pages vues, avec un pic de requêtes (408) jeudi 29 mars !

Les statistiques du moteur

Vous aussi venez tester Translations2.com et faites part de vos remarques et suggestions à Jean-Marie le créateur du moteur.

02 avril 2007

Enfin un moteur de recherche dédié à la traduction

Je vous propose de découvrir un outil qui va vous aider dans votre recherche terminologique FR/EN pour traduire un mot ou une expression en tenant compte de son contexte.

Qui n'a jamais durant une traduction utilisé Google afin de trouver la signification d'un mot, de vérifier l'existance d'une expression et mesurer le nombre de "Hits" que générait une recherche ? Et oui Google comme Wikipédia a désormais tendance à faire force de lois pour savoir si tel ou tel mot existe et connaître les contextes et domaines où il est employé. Néanmois ce type de recherche peut vite être longue, fastidieuse et infructueuse, tant le nombre de résultats générés par Google est important, de par le nombre phénoménal de sites indéxés par le moteur de recherche n°1 du web.

Partant de ce constat notre ami Jean-Marie Le Ray a créé un moteur de recherche Translation's 2.0 optimisé indexant - pour l'instant - plus de 950 groupes de sites avec des contenus qualitatifs en français et en anglais sur les sujets les plus recherchés sur le web. Ainsi le bruit généré par une recherche est réduit au minimum, les résultats sont immédiatement pertinents de par la qualité des sites dont Jean-Marie a nourri le moteur. Logo_translations_20_2

Techniquement Jean-Marie s'est appuyé sur Google CSE afin de créer le moteur et il a indéxé tous les meilleurs sites qu'il utilise depuis une dizaine d'années dans son métier de traducteur. Autant dire que c'est une part de lui-même que Jean-Marie partage avec vous. Le moteur est en ligne depuis une semaine et rencontre déjà un vif succès dans le milieu de la traduction. Une FAQ va être mise en ligne afin de vous aider à le prendre en main rapidement mais vous pouvez déjà facilement l'utiliser.

Bonne recherche sur Translation's 2.0 et n'hésitez pas à envoyer vos commentaires à Jean-Marie.

14 février 2007

Crowdsourcing et Traduction

Tout d'abord pour l'expliquer ce qu'est le "crowdsourcing" un bon exercice consiste à en trouver une traduction. Tout le monde y va de sa tentative :
InternetActu.net  avec : approvisionnement par la foule (InternetActu l'a gentillement emprunté à Wikipédia à moins que ce ne soit l'inverse, mais j'en doute)
Fred Cavazza donne une définition que je trouve assez bonne : utiliser le temps disponible des gens pour créer du contenu, résoudre des problèmes, voir même faire de la R&D.

Le crowdsourcing s'inscrit dans le mouvement du Web 2.0 et des entreprises développant leurs services au travers d'Internet. Mais pas seulement, nos politiques sont également en plein dedans avec la campagne présidentielle qui démarre. Le plus bel exemple est celui du programme du Parti Socialiste, sensé être établi après une phase de débats participatifs et d'écoute des gens. En clair c'est "faites nous part de vos préoccupations et donnez-nous des idées pour y répondre".
Cette utilisation du crowdsourcing en dehors du monde de l'internet prouve la réalité et la puissance de cette tendance qui pour moi va marquer profondément notre société à venir et changer bien des manières de faire, tant dans notre sphère professionnelle que dans notre sphère privé.

Le petit monde de la traduction et spécialement les traducteurs, devraient prendre à bras le corps cette nouvelle tendance, se l'approprier et définir des règles de fonctionnements qui seraient pour une fois à leur avantage. En tout cas chez Primoscrib nous réfléchissons fortement à ce que pourrait être le nouveau business modèle de la traduction. Celui qui sortirai de l'ombre le traducteur et qui donnerai un autre visage à la traduction, aujourd'hui trop souvent cantonnée à l'achat d'une commodité par les entreprises. Beaucoup achètent une traduction comme elles commandent une ramette de papier.

Ceci étant voici ma proposition de traduction pour crowdsourcing : conception participative.   




16 janvier 2007

PMO, kézako ?

Les espagnols me surprendront toujours par la manière dont ils imagent certaines actions. Voici le dernier exemple en date : PMO
C'est l'abréviation de Pasa el Muerto a Otro, ce qui pourrait se traduire par passe le mort à quelqu'un d'autre ! En français nous dirions passe la patate chaude à quelqu'un d'autre ou encore jeter le bébé avec l'eau du bain.

22 novembre 2006

Hameçonnage d'un espiogiciel

Dans le domaine de l'informatique voici deux traductions françaises de termes anglais qui commencent à se démocratiser par leur usage.
hameçonnage pour phishing
espiogiciels
pour spyware

espiogiciel
est la contraction de logiciel espion.
hameçonnage a été imaginé par l'Office québécoise de la langue française.

Ces deux mots ne figurent pas encore dans le lexique que consacre l'Académie française au vocabulaire de l'informatique et de l'internet. Chez Primoscrib nous ne les utilisons pas dans nos traductions sauf si notre client nous demande expressément de ne pas inclure les mots anglais.
Certes comme vous avez pu le constater à travers ce blog nous ne sommes pas favorable à une utilisation abusive des anglicismes néanmoins il faut agir avec discernement et tenir compte du contexte et des usages qui se sont développés dans le domaine d'application du texte à traduire.

08 novembre 2006

Pipole or not People

Depuis quelques temps, un mot semble s'être imposé pour désigner quelqu'un de connu, de très médiatisé, de préférence beau, riche et avec un côté artiste. On dit de lui que c'est un "PEOPLE". Ce mot a détronné les habituels "jet-setter ou star". Certes, les anglicismes ont toujours existé et font partie intégrante de l'évolution de notre langue. Ils sont bien pratique pour traduire un mot anglais ... sans le traduire et souvent avec une déformation de sens.
Mais avec le mot "PEOPLE" on assiste à une dérive plus grave, avec la création d'un nouveau mot "PIPOLE", désormais utilisé à l'écrit en lieu et place de "people". C'est ce que l'on appelle un abus de language. "Pipole" est employé à toutes les sauces, même dans des publicités pour des magazines s'affichant dans le métro parisien.

Pourquoi avoir ainsi franciser l'orthographe d'un mot anglais ? Tout simplement  pour pallier le faible niveau d'anglais de nos concitoyens. Et oui, le "eo" de "people" n'est pas facile à prononcer et encore moins à écrire la première fois. Alors plutôt que de forcer les gens à faire un effort de compréhension et d'enrichir leur vocabulaire anglais, les professionnels de la communication ont préféré céder à la facilité et pousser les gens sur la pente savonneuse du massacre orthographique.
Que l'on emploie "pipole" pour le nom d'un site web ne me choque pas mais qu'on l'utilise à l'écrit comme un nom commun, je dis STOPPPPPPPPPPP !
Agir ainsi revient à passer l'orthographe par la fenêtre et à "labéliser" les fautes.

Nous constatons déjà les signes avant-coureurs de telles dérives dans notre profession. Nombreux sont les jeunes traducteurs qui font des fautes d'orthographe à tour de bras et qui sont incapables de se corriger.
Bien écrire et jouer avec la langue demande de respecter certains principes alors faisons des efforts.
Il serait intéressant de connaitre la position de nos "immortels" sur ce sujet.

12 octobre 2006

Les bases de la traduction : partie 2

Voici la suite de notre série de billets consacrés aux principes de base qu'il est important de connaitre avant de traduire ou de faire traduire.

Règle n°2 : Le traducteur doit toujours traduire dans son ou ses domaines de spécialisation.

Dès lors que le texte à traduire n'est pas d'ordre général, il convient de bien définir le sujet du texte, le domaine d'activité ou le métier auxquels il se rattache. Par exemple, il peut s'agir d'un contrat de partenariat entre deux sociétés dans le domaine de l'industrie pharmaceutique. Le traducteur devra donc avoir une culture juridique mais également métier afin de maitriser les termes techniques spécifiques à cette industrie.
Un traducteur ne peut pas maitriser tous les domaines et il est amené durant sa carrière à se spécialiser. Il développe ainsi une connaissance approfondie du vocabulaire et des particularités linguistiques qui émaillent de chaque métier. Il se constitue des bases de connaissances (par exemple des glossaires, des dictionnaires) en rapport avec ses domaines de traduction. Ces types de ressources linguistiques permettent au traducteur d'être plus performant dans son travail et même parfois de mettre à jour certaines erreurs dans le texte d'origine.
Cultiver une expertise dans un domaine, suivre son évolution et travailler régulièrement sur des textes s'y rattachant, telles sont les clés de la réussite d'un traducteur.

Chez Primoscrib, tous les traducteurs avec lesquels nous travaillons sont référencés par domaine de spécialisation. Nous connaissons exactement le profil de chacun et les types de traductions qu'il maîtrise. Néanmoins, au démarrage de chaque projet, nous cherchons toujours à savoir si notre client n'a pas des ressources linguistiques qui pourraient aider le traducteur dans son travail. Trop souvent les entreprises hésitent au départ à formuler leurs préférences en terme de vocabulaire ou à transmettre des documents permettant de bien comprendre le contexte de la traduction.
C'est un tort, mieux vaut un peu plus d'informations que le contraire. De tout manière, un bon traducteur saura vite faire le tri entre ce qu'il connait déjà et les nouveaux éléments à prendre en compte.

28 septembre 2006

Les traducteurs ne sont pas des machines !

Tout est résumé dans le titre de ce billet. Combien de nos clients nous appellent pour réaliser des traductions volumineuses le jour pour le lendemain voir le matin pour le début d'après-midi ? Je sais bien que Primoscrib est là pour faire notre maximum afin de trouver une solution mais parfois les limites du possible sont atteintes.

Toutes nos traductions sont réalisées par des humains qui ont des limitations en terme de capacité de travail. Un traducteur professionnel traduit entre 2000 et 2500 mots par jour selon la complexité du texte. Pour une relecture il faut compter 4000 mots par jour. Au dela de ces quantités la qualité n'est plus garantie et le travail ne peut pas être réalisé par un seul traducteur.
C'est pourquoi sur des projets avec énormement de mots à traduire et des délais très courts nous mettons en place des équipes projets avec plusieurs traducteurs et des relecteurs pour assurer la cohésion terminologique de l'ensemble.
Mais sur les textes courts il est impossible de scinder le travail entre plusieurs traducteurs sous peine d'avoir trop d'incohérence dans le document final. Ainsi quand on nous demande de traduire 5000 mots le matin pour l'après-midi, c'est impossible ! Ce n'est pas une question de prix, c'est simplement humainement infaisable.

Il faut absolument que les clients prennent conscience que la réalisation d'une traduction demande un temps incompréssible et qu'ils doivent prévoir ce temps dans le planning de leur projet. Même si la partie traduction vient en bout de chaîne dans la réalisation du projet ou du produit, elle doit être intégrée dès le début.
Nous essayons de sensibiliser nos clients à ce sujet et de les aider à anticiper leurs besoins mais beaucoup de chemin reste à parcourir pour arriver à ce que la traduction soit reconnue comme une partie non négligeable d'un projet.

27 septembre 2006

Les bases de la traduction : partie 1

Pour attaquer le dernier trimestre de l'année nous allons démarrer une série de billets consacrés aux principes et notions fondamentales qui s'appliquent à toute traduction.
Comme en rugby, il est important de toujours rappeler les fondamentaux et de s'attacher à les respecter. Ces pré-requis sont souvent méconnus des entreprises qui font réaliser des traductions et certaines agences de traduction peu scrupuleuses en profitent pour fournir un service de piètre qualité.

Règle n°1 : Le traducteur doit toujours traduire dans sa langue maternelle.

Seule une personne qui a grandi en apprenant une langue, qui s'est imprégnée des nuances et des particularités linguistiques depuis son enfance, est capable de restituer le texte à traduire dans sa langue. Méfiez vous des traducteurs qui se prétendent bilingues et se disent capables de traduire dans les deux sens. Sauf très rares exceptions : c'est faux.
Je vais prendre l'exemple de ma compagne qui a la double nationalité, française et espagnole. Elle est née en France, ses deux parents sont espagnols et ils sont arrivés à Paris à l'âge de 20 ans.
Elle maîtrise parfaitement l'espagnol qu'elle a appris avec ses parents et dans une école espagnole à Paris. De plus, elle parle le parle en famille et dans son travail (elle n'est pas traductrice !).
Et bien malgré cela quand nous allons en Espagne, elle apprend toujours de nouvelles expressions, tournures grammaticales et évolutions de la langue. Alors imaginez pour un traducteur qui traduit dans une langue qui n'est pas la sienne quel pourra être le résultat de son travail. Ajouter à cela que bien souvent il n'habite pas dans le pays en question. Cette question a déjà été évoquée dans un précédent billet.

Par ailleurs méfiez vous par qui vous faites relire en interne dans votre entreprise la traduction. En effet un français qui relirait de l'anglais n'a pas plus de crédit qu'un traducteur français qui aurait traduit en anglais.

26 juin 2006

Coupe du monde et traduction

Voici une info qui prête à sourire. Normal Primoscrib réserve l'exclusivité de ses prestations à Fabien Bartes !

COLOGNE (Reuters) - Les journalistes qui espéraient lire dans les pensées du
sélectionneur ukrainien Oleg Blokhin avant le huitième de finale contre la
Suisse lundi ont été déçus.

La sélection ukrainienne n'a pas été en mesure de fournir de traducteur en
anglais pour la conférence de presse de Blokhin, qui a tourné court faute de
questions et, surtout, de réponses intelligibles.

"Il nous faut un traducteur", a lancé un journaliste alors que Blokhin quittait
la pièce.

"A moi aussi", a répondu le sélectionneur ukrainien... en anglais.

17 mai 2006

Le globish

Un article paru dans le magazine Management du mois de mai a attiré mon attention et m'a un peu déçu de la part du journal. On vous explique comment "Oubliez vos complexes en anglais" en parlant globish.
Bon, je vous résume ma compréhension de la "globish attitude" après la lecture de l'article :
Tu parles anglais comme une "vache espagnole", tu fais 2 fautes de grammaire par phrase et tu as 100 mots de vocabulaire ... pas grave, le globish va te sauver. Comment faire ? Déja, tu ne parles qu'avec des plus nuls que toi, comme cela tu te sentiras bon, ensuite tu ne fais surtout pas d'efforts quand tu rencontres de vrais anglophones pour qu'ils voient que tu es vraiment une "truffe" dans la langue de Shakespeare et qu'ils soient obligés de s'adapter à ton faible niveau.

J'arrête là mes moqueries. Sérieusement, mon conseil : n'utilisez surtout pas le globish au risque de vous enfermer dans un anglais médiocre, de prendre des défauts difficilement corrigeables, de n'être compris que par d'autres "globishers" et au final, de ne jamais progresser et parler un anglais correct.

Je vous parle d'expérience pour avoir travaillé dans des sociétes  étrangères avec l'anglais comme langue officielle et où, à force de parler avec d'autres globishers (allemand, indien, espagnol), le jour où vous devez prendre la parole devant une assemblée d'anglais et d'américains, vous êtes en proie à un énorme doute sur votre anglais.
Le plus préjudiciable, c'est votre capacité de compréhension lors de la lecture d'articles rédigés outre-Manche , vous en êtes souvent réduit au déchiffrage !

Alors stop au globish et vive l'anglais, que ce soit celui de Blair ou celui de Bush, faîtes des efforts et vos interlocuteurs vous le rendront.
C'est bien français que de toujours chercher la facilité ou la méthode qui cautionne l'échec, du style : "moi je viens pour voir et participer, pas pour gagner !"

12 avril 2006

On en apprend tous les jours !

Un client nous a demandé de traduire un terme en arabe, ce que nous avons (bien sûr !) fait ! Ne connaissant pas trop cette langue mais surtout comment elle "fonctionne", voici ce que j'ai appris : en arabe, il existe quatre façons d'écrire les lettres selon leurs positions :

  1. les lettres isolées
  2. en début du mot
  3. au milieu du mot
  4. à la fin du mot.

Il faut donc faire attention car si les lettres arabes sont écrites chacune d'une manière isolée et mises l'une à côté de l'autre, l'arabe n'est plus lisible et le lecteur devra recoller les lettres pour comprendre le texte qu'il est en train de lire ! Je vous joins un exemple illustrant mes propos Download exemple_AR.doc

Bonne lecture ;-)

27 mars 2006

Un peu de conjugaison...

L'accord du participe passé avec le C.O.D., vaste programme... nous venons d'y faire face aujourd'hui lors de la livraison d'une traduction ANG/FR : la règle est normalement simple : si le C.O.D. est placé avant le participe passé alors celui-ci s'accorde. Seulement, dans la traduction, le C.O.D. est non seulement placé après le participe passé mais nous sommes dans le cas d'une forme pronominale, donc qui l'emporte ? La forme pronominale ou bien le C.O.D. (même placé après !) ??... et bien ni l'un, ni l'autre, le participe passé reste invariable ! Voici l'exemple pour illustrer : "environ deux fois plus d'équipes se sont disputé ce prix..." On aurait pu se dire qu'il était de bon ton de mettre "..ées" à "disputé", et bien non, ce serait faux car ni la forme pronominale ne s'applique ici, ni la règle du C.O.D. puisque celui-ci est après le participe passé.

Autre exemple :
Le participe passé s'accorde avec le COD placé avant lui  :
--> les lettres qu’elles se sont envoyées (accord avec le C.O.D. lettres placé avant)
--> elles se sont envoyé des lettres (pas d'accord avec le C.O.D. lettres placé après).

Même si tout ceci est acquis depuis l'école primaire, il est toujours bon de revoir la leçon !

16 mars 2006

Hey Marley, u ok?

Vous vous demandez à quoi peut bien correspondre le titre de ce billet ? Et bien tout simplement au début de l'interview que nous sommes en train de traduire en anglais pour une marque de vêtements de skaters. Nous avons été consultés pour réaliser des tests de traduction en anglais, espagnol et italien par HAWK-CITY.COM car ils souhaitent refondre leur site Internet et le traduire dans ces trois langues. Le challenge est de trouver les bonnes personnes dans chaque langue, qui maîtisent à la fois le langage "djeuns", du skate mais aussi qui connaissent les spécificités techniques de ce sport !!! Un trois en un pas forcément facile à trouver mais avec un peu de temps et une recherche approfondie, on arrive à trouver la perle rare ! Reste plus maintenant qu'à soumettre ces textes au client et attendre son retour. Yeah !!

08 mars 2006

Enquête sur l'industrie de la langue

Le Quotidien, bulletin de diffusion officielle des données de l'organisme Statistique Canada, vient de rendre public les premiers résultats d'une enquête réalisée sur l'année 2004 sur l'industrie de langue au Canada. Ce type d'enquête, d'autant plus rare, est très instructive pour connaître les tendances et évolutions de notre industrie. Le Canada est le seul pays à avoir mis en place des actions pour suivre, organiser et aider le marché des langues à se développer.

Le marché canadien de l'industrie des langues compte environ 600 entreprises pour un chiffre d'affaire de plus de 404 millions de dollars en 2004. La part des services de traduction est de 38% pour un CA de 154,1 millions de dollars, celle des services d'interprétation de 2% avec 8,7 millions de dollars. Le reste est constitué par les formations linguistiques et les frais d'hébergement liés à des cours de langue.
Plus d'un tiers des entreprises faisant de la traduction et de l'interprétation ont exporté leurs services , 81% vers les Etats-Unis (rien de surprenant) et 38% vers l'Europe. L'Asie représente également un important débouché pour les cours de langues avec un tiers des exportations.

Pour un pays qui compte deux fois moins d'habitants que la France, cette enquête met en avant la bonne santé de l'industrie de la langue et surtout un réel dynamisme à sortir de ses frontières et à gagner des parts de marché sur le vieux continent et en Asie.

Il est dommage en France qu'aucun organisme gouvernementale ne s'intérresse à l'industrie des langues et qu'aucune étude statistique ne soit mener. Sans brandir le spectre de l'Etat sacro-saint sauveur, il me semble d'intérêt public de permettre aux entreprises d'avoir accès à des chiffres leur donnant une visibilité sur leur marché.
Une certaine désaffection pour les langues doit être pour partie la cause de ce manque d'intérêt. Pourtant à l'heure de la mondialisation des échanges et au vue de notre balance extérieure, il ne serait pas inutile de faire un petit effort.


09 février 2006

Traduction anglais-français en électronique

On me demande souvent comment traduire tel ou tel terme de l'anglais vers le français dans des domaines d'application liés à l'électronique comme les semi-conducteurs, les télécommunications ou encore les composants informatiques.
Certains mots anglais sont rentrés dans le vocabulaire français comme "mémoire DMA", d'autres ont été traduits comme "contrôleur de transfert des données (DTC)".
Pour d'autres, il n'existe pas de traduction satisfaisante au niveau du sens donc on préfère mettre les initiales avec le nom anglais entre parenthèses. C'est le cas par exemple pour "compare-match timer (CMT)".

Comme ce sont souvent des gens avec un certain vernis technique qui lisent ces textes, il vaut mieux garder le mot anglais que mettre une mauvaise traduction française dénuée de sens technique. Il convient de se poser la question du type de personne qui lira la traduction. Ainsi on aura tendance à dire "services triple-play" pour un texte à destination d'ingénieurs et "services voix-vidéo-donnée" si on s'adresse au grand public.

Je crois qu'il n'y a  pas vraiment de règle. C'est au cas par cas, mais souvent on met entre parenthèse l'abréviation anglaise afin d'assurer une correspondance des termes.

03 février 2006

Traduction du mot "pop-up"

Les nouvelles technologies liées à Internet participent aussi indirectement à l'évolution de notre langue.
Depuis fin 2005, la Commission générale de terminologie et de néologie a introduit au Journal Officiel la traduction du mot "pop-up". Cette petite fenêtre qui s'ouvre souvent à l'insu de votre plein grès, doit dorénavant être traduite par "fenêtre intruse, ou tout simplement "intruse".

Pour information la Commission donne au pop-up la définition suivante : "fenêtre qui s'affiche soudainement à l'écran sans que l'utilisateur en ait fait la demande".
Pour ma part, certes il faut combattre l'usage abusif des anglicismes, mais nous ne devons pas nous mettre en devoir de trouver une traduction pour tous les termes surtout quand ils rentrent d'eux même dans notre usage quotidien. L'anglais a cette capacité à créer des mots concis permettant de dire beaucoup de choses, cela fait parti de son charme. Aussi je vais continuer à utiliser le terme "pop-up", que cela plaise ou non à ces messieurs de la Commission.

05 janvier 2006

Une erreur de traduction fait chuter l'action Renault

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une erreur de traduction a fait baisser le cours de l'action du fabricant automobile Renault.
Mardi, Renault a publié un correctif de son communiqué de presse faisant état de ses prévisions de ventes 2006 pour l'Europe. Le constructeur déclare que le marché va stagner contrairement à son premier communiqué où il avait déclaré que ses ventes en Europe allaient légèrement augmenter pour 2006.
Selon  BusinessWeek Online, Renault justifie cette rectification des prévisions par une erreur de traduction qui se serait glissée dans le premier communiqué.

Hé oui, la partie traduction, souvent considérée comme la dernière roue du carrosse dans un projet, demande à être traitée avec attention par le donneur d'ordre et ce dernier doit impérativement choisir son agence de traduction ou son traducteur avec circonspection.

Source: BusinessWeek

04 janvier 2006

Meta : Journal des traducteurs

C'est un peu par hasard que j'ai eu connaissance de l'existence de la revue META traitant de tous les aspects de la traduction et de l'interprétation. Elle s'adresse à toutes les personnes intéressées par des sujets ayant un rapport avec les langues.

La revue est disponible en ligne et le contenu de chaque parution s'articule autour d'une thématique diffèrente comme par exemple :

  • le prisme de l'histoire ;
  • processus et cheminements en traduction et interprétation ;
  • enseignement de la traduction dans le monde...

Les articles sont écrits par des auteurs de différents pays, d'horizons variés (universitaires, traducteurs, chercheurs, interprètes). C'est bien écrit et compréhensible par le commun des mortels et surtout les sujets sont d'actualités.

Pour en savoir plus META : journal des traducteurs

27 décembre 2005

Le compte est bon...

Mots source ? mots cibles ? Sur quoi se base-t-on ? Avant de commencer à traduire, le traducteur doit connaître le nombre de mots qu'il a à traduire et je base moi-même mon devis sur celui-ci, c'est donc quelque chose de primordial et d'indispensable avant tout démarrage de projet de traduction. La tendance actuelle est de plutôt baser son calcul sur le nombre de mots du texte d'origine et ainsi tant pour le traducteur que pour le client, tout le monde part du même chiffre et cela évite toute confusion lors de la facturation, tant d'un côté que de l'autre ! Les coefficients de foisonnement et autres calcul "mots cibles" perdurent encore mais de moins en moins. Après qu'on se soit mis d'accord sur le nombre de mots, on peut alors en déduire un délai de livraison, autre composante essentielle de l'offre de prix.

Les textes à traduire sont le plus souvent des textes sous format Word. Il arrive parfois cependant qu'on ait des formats différents tels que pdf etc. : finie la corvée d'impression et de comptage à la main, différents logiciels permettent maintenant de transformer ce genre de fichiers dans des formats nous permettant de compter le nombre de mots : je citerais d'ailleurs des softs tels que CompleteWordcount (www.shaunakelly.com/word/CompleteWordCount/) qui permet de compter les mots même dans les pavés de texte non pris en compte par le comptage automatique) ou bien encore OmnipagePro (www.OmniPage.fr) ou bien SolidConverter (www.solidpdf.com), qui permettent la conversion de fichiers pdf en format Word. Vive la technologie !

19 décembre 2005

L'importance du lieu de résidence du traducteur

Traduire dans sa langue maternelle est (sauf rare exception) la première condition à remplir pour avoir une traduction correcte, mais ce n'est pas la seule. Le lieu de résidence de la personne qui traduit, quand ce n'est pas le même pays que celui  de la langue de traduction, est aussi très important.
Trop souvent nous avons tendance à oublier que l'immersion culturelle dans un pays étranger nous fait perdre petit à petit contact avec les évolutions de notre langue maternelle ou avec les nouvelles nuances et expressions qui apparaissent tous les jours.
C'est pourquoi, lire dans sa langue de traduction, consulter quotidiennement la presse sur Internet sont autant de choses qui permettent de bien rester en phase avec sa langue de traduction. Il est vrai le temps manque fréquemment pour le faire mais ces efforts se révèlent vite payant et apportent un plus indéniable à la qualité des traductions.   

13 décembre 2005

Frais de virement : des offres alternatives...

Travaillant avec des traducteurs en Europe mais aussi dans le reste du monde, le coût mensuel lié aux virements bancaires n'est pas négligeable. Par conséquent, des offres alternatives se sont développées et je ne saurais que trop recommander deux d'entre elles, à savoir Moneybookers et Paypal. Ces deux plateformes offrent des coûts moindres pour tout virement hors UE et par les temps qui courent, cela n'est pas négligeable ! L'accès est facile et convivial et la gestion des virements se fait par simple échange d'adresses e-mail. Je l'utilise régulièrement pour régler les factures des traducteurs hors UE et n'ai pas rencontré de problème particulier.

Pour les virements en Europe, les tarifs pratiqués par les banques françaises restent par contre plus compétitifs, en tout cas dans mon cas et comme indiqué ci-dessus, je n'utilise ces plateformes que pour les virements hors UE.

07 décembre 2005

Anglais UK ou anglais américain ?...

…portugais du Portugal - portugais brésilien etc.

Pour la plupart des gens et surtout pour la majorité des clients, peu d’importance ou plutôt, pas de différence ! Pourtant, il y en a et elles sont de taille… Si le client ne le précise pas lorsqu’il nous confie le projet de traduction, cela peut avoir de lourdes conséquences, tant pour lui que pour le destinataire de la traduction.
C’est donc à nous, Primoscrib, de lui demander cette précision. Les échanges internationaux s’intensifiant et devenant de plus en plus compliqués, ils sont aussi plus précis et les traductions doivent non seulement refléter parfaitement le document d’origine mais aussi être traduits en fonction de l’utilisation qu’on fera de cette traduction ! Il est donc primordial de savoir si un contrat, par exemple, doit être traduit en anglais UK ou bien en anglais « américain ». Les termes utilisés, les tournures de phrases etc. sont différents et cela doit donc être pris en compte.

A nous de faire la différence en le mentionnant au client, à nous d’expliquer les différences linguistiques entre ces langues et enfin, à nous de lui montrer l’impact que cette traduction aura en fonction de son utilisation.