Un article paru dans le magazine Management du mois de mai a attiré mon attention et m'a un peu déçu de la part du journal. On vous explique comment "Oubliez vos complexes en anglais" en parlant globish.
Bon, je vous résume ma compréhension de la "globish attitude" après la lecture de l'article :
Tu parles anglais comme une "vache espagnole", tu fais 2 fautes de grammaire par phrase et tu as 100 mots de vocabulaire ... pas grave, le globish va te sauver. Comment faire ? Déja, tu ne parles qu'avec des plus nuls que toi, comme cela tu te sentiras bon, ensuite tu ne fais surtout pas d'efforts quand tu rencontres de vrais anglophones pour qu'ils voient que tu es vraiment une "truffe" dans la langue de Shakespeare et qu'ils soient obligés de s'adapter à ton faible niveau.
J'arrête là mes moqueries. Sérieusement, mon conseil : n'utilisez surtout pas le globish au risque de vous enfermer dans un anglais médiocre, de prendre des défauts difficilement corrigeables, de n'être compris que par d'autres "globishers" et au final, de ne jamais progresser et parler un anglais correct.
Je vous parle d'expérience pour avoir travaillé dans des sociétes étrangères avec l'anglais comme langue officielle et où, à force de parler avec d'autres globishers (allemand, indien, espagnol), le jour où vous devez prendre la parole devant une assemblée d'anglais et d'américains, vous êtes en proie à un énorme doute sur votre anglais.
Le plus préjudiciable, c'est votre capacité de compréhension lors de la lecture d'articles rédigés outre-Manche , vous en êtes souvent réduit au déchiffrage !
Alors stop au globish et vive l'anglais, que ce soit celui de Blair ou celui de Bush, faîtes des efforts et vos interlocuteurs vous le rendront.
C'est bien français que de toujours chercher la facilité ou la méthode qui cautionne l'échec, du style : "moi je viens pour voir et participer, pas pour gagner !"
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