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29 janvier 2007

Dernier jour a Mumbai

Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin !! Nous voici de retour a Mumbai pour la derniere journee et nous en profitons pour nous balader dans les jardins que nous n'avions pas encore eu le temps de visiter. Puis, petite detour dans un 'mall' : immense centre commercial a l'europeenne et donc premier 'vrai' retour pour nous vers l'Occident. Puis nous nous rapprochons de l'aeroport pour prendre le vol de nuit. Superbes vacances, pays certes encore tres pauvre mais tres vivant et volontaire a tout point de vue. Quelques jours d'acclimatation sont necessaires mais cela vaut le detour. Bien sur, nous en avons fait une toute petite partie et tant de choses restent a etre decouvertes, alors n'hesitez plus, allez en Inde ! Last but not least, un grand merci a Camille et Greg de nous avoir donne cette occasion de decouvrir ce pays en meme temps que de leur rendre visite. Belle reussite d'adaptation qu'est la leur, bravo !

28 janvier 2007

Mandrem

Apres deux jours a Palolem, depart pour Mandrem, plus au nord de Goa. Nous en avons profite pour faire une rando dans un parc en matinee : ils nous promettaient plethore d'animaux sauvages mais... soit je dois changer mes lentilles, soit ils se cachent bien !! Bref, peu ou pas d'animaux mais une super ballades dans la foret. En route pour Mandrem donc, autre ville cotiere. Nous faisons une halte dans une 'spice farm' : au programme, decouverte des principales epices cultivees dans cette ferme mais aussi dejeuner sur place et promenade a dos d'elephant !! Nous pouvions aussi participer a 'l'elephant wash' mais nous contentons de la ballade : une premiere pour tout le monde ! Bien sympa, assez impressionnant et quand meme bien plus haut qu'un cheval !!! Arrivee a Mandrem en fin d'apres midi et decouverte de notre nouvelle villegiature : une paillote au bord de la plage, que du bonheur ! Superbe plage deserte, je dirais encore plus idyllique qu'a Palolem, bref, reste plus qu'a en profiter !! Nous devons repartir dimanche matin mais decidons de rester une nuit de plus afin d'en profiter au maximum, pari gagne !

25 janvier 2007

Goa

Le reveil sonne a 3hrs... dur, dur... mais c'est pour la bonne cause ! A nous la plage de sable fin, les cocotiers et les poissons au Tandoor a volonte !! Nous prenons donc un vol interieur pour Goa : je ne savais pas quoi penser de l'aviation en Inde et bien bonne surprise, rien de bien different a la France. Arrive a Goa a 6hrs du matin : Austin Powers, notre taxi, nous attend et depart pou Palolem au sud de l'etat : Goa n'est pas une ville mais un etat comme peut l'etre le Maharastra ou sont Mumbai et Nasik et compte donc de nombreuses villes cotieres telles que Palolem ou bien Mandrem ou nous allons samedi. Apres un solide petit dejeuner sur la plage, nous continuons notre route pour arriver a Palolem en debut d'apres midi : un bungalow sympa au bord de la plage nous attend !! Programme de l'apres midi : sieste, plage et massage, yes !! Palolem est un endroit idyllique pour le repos : au bord de la mer d'Oman, elle forme une anse avec d'un cote des rochers et de l'autre une ile qui est accessible a pied a maree basse. Bref, y'a plus qu'a piquer une tete !!

24 janvier 2007

Mumbai

Depart a l'aube pour la gare de Nasik afin de prendre le train pour rentrer a Mumbai... Arrivee vers 10h30 et visite de Mumbai toute la journee. La solution la plus facile est de prendre un taxi a la journee qui vous emmene d'un point a un autre et vous attend a chaque halte. Entre la chaleur ecrasante, la pollution et les klaxons incessants, c'est tres agreable ! Mumbai grouille d'activite du matin au soir et du soir au matin. Elle compte quelques 16 millions d'habitants et ne cesse de s'agrandir. Nous commencons notre periple par le quartier de Colaba, anime et assez touristique. Nous continuons notre viree dans la ville et decouvrons, entre autres, de magnifiques batiments construits par les Britanniques tels que le palais de justice, l'universite et la fameuse gare Victoria, superbe ! Nous flanons dans des jardins publics, haut lieu de rencontre des inconditionnels de cricket, sport national en Inde ! Aussi prise que le foot chez nous ! Bref, un sightseeing day bien sympathique qui s'acheve a la gare de Dadar : nous allons chercher Camille car depart le lendemain matin aux aurores pour Goa, LA plage en Inde !!

23 janvier 2007

Aurangabad

Depart a 9hrs de l'hotel : une fois encore, trouver le sommeil entre les hurlements de chiens errants, les klaxons incessants des voitures et un trafic ininterrompu releve de l'exploit !! Nous partons pour la visite du Bibi-Ka-Maqbara : surnomme le "Taj Mahal du pauvre"..Edifie en 1679, c'est une modeste replique du Taj Mahal tant dans sa conception que dans sa realisation : le deplacement en vaut le coup d'oeil.
Decouverte de l'atelier le plus connu de la ville ou on fabrique les chatoyants saris en soie paithani, broches de fil d'or et d'argent et qui tirent leur nom de Paithan, ville au sud d'Aurangabad. On peut aussi y acheter les fameux pashminas en laine et soie provenant de l'Himalaya.
Dejeuner dans un restaurant vegetarien ou l'on sert le fameux "thali" : LE repas indien en Inde du Sud : servi a volonte, il se compose de riz, de "dhal" -plat a base de legumes secs-, de toute une ribambelle de sauces plus ou moins epicees et de naans. Sympathique !! Retour au taxi pour au minimum 3hrs30 de route cahotique vers Nasik...

Ellora, Daulatabad et Aurangabad

Inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco, les grottes d'Ellora ont ete creusees pendant 5 siecles par des generations de moines boudhistes, hindous et jains. Sur deux kms de long, on trouve des monasteres, des chapelles et des temples a profusion, tous plus remplis les uns que les autres de sculptures et de peintures d'une remarquable precision. Ellora compte 34 grottes : 12 bouddhiques, 17 hindoues et 5 jaines : le site illustre la renaissance de l'hindouisme, le declin du bouddhisme et la breve resurgence du jainisme, officiellement autorise.
Nous consacrons l'apres-midi a la visite du fort de Daulatabad : au sommet d'une colline se dresse cette forteresse entouree d'une muraille de 5kms de long ! Au XIVeme siecle, le sultan de l'epoque decida de transferer la population de Delhi pour en faire une nouvelle capitale... ! Ceux qui ne perirent pas dans le voyage furent obliges de faire machine arriere quand il s'avera que Daulatabad ne pouvait pas tenir son role. La fin de l'ascension de la forteresse se fait dans le noir ou accompagne d'un guide et de sa torche ! Le fort a ete superbement concu et tout -ou presque- a ete fait pour ralentir et eliminer l'ennemi.
Arrivée a Aurangabad dans la soiree : au programme du lendemain : visite d'un mini Taj Mahal et d'un atelier de saris.

21 janvier 2007

Pandav Leni

A 8km au sud de Nasik, sur la route de Mumbai, en pleine campagne, on atteint, apres avoir gravi un escalier assez raide pendant 10 min, les 24 grottes boudhiques creusees entre le 1er siecle avant JC et le Zeme siecle de notre ere. Toutes sont des "viharas" -monasteres-. Certaines sont vides, d'autres remplies de statues de buddhas. Lieu frequente par de nombreux touristes indiens. Nous sommes d'ailleurs les seuls occidentaux et declenchons une mini emeute quand un groupe scolaire nous decouvre !! Ils veulent tous se faire prendre en photo avec nous et nous demandent d'où nous venons et comment nous nous appelons. Mais tout ceci dans une bonne ambiance et avec le sourire. Nous revenons en rickshaws, taxi noir et jaune, version indienne d'une Fiat des annes 50. Moyen le plus commode pour se deplacer en ville meme s'il faut avoir le cœur bien accroche quand on zigzague dans le trafic et les klaxons !!

20 janvier 2007

Puja a la colonie

De nouveaux arrivants a la colonie organisent un puja auquel nous sommes convies. Element primordial du culte, le puja est organise a chaque evenement comme l'arrivee dans une nouvelle maison, l'achat d'une nouvelle voiture etc. Il s'agit de regrouper ses proches autour de soi et de dire des prieres ponctuees d'offrandes au dieu. On casse toujours une noix de coco a la fin du puja : ainsi, la maison s'ouvre sur de bons hauspices ! La fin de la journee se termine autour d'un verre de vin, face au vignoble et au soleil couchant ! Si, si, il y a du vin en Inde et plus precisement a Sula : a 600 m d'altitude, ce vignoble, ouvert au public depuis 1998, propose des vins tres corrects sur une terrase face aux vignes. Sante !

19 janvier 2007

Nashik

Arrivee a Nashik en debut de matinee, le taxi nous attend et, apres une demi heure de voiture, nous arrivons a la colonie Bosch : Camille et Greg travaillent donc chez Bosch et habitent dans la colonie. Sont regroupes ici la majorite des expatries. Havre de paix et de quietude !! Apres un temps de repos bien merite, nous retrouvons Camille et Greg qui commencent leur week-end : du vendredi midi au samedi soir et reprise le dimanche matin, ca change de la France !! L'apres-midi, nous allons faire un tour dans la campagne autour de Nashik et allons voir la Godavari, fleuve aussi sacre que le Gange car repute pour laver les fideles de leurs peches. Assez impressionnant... Nous revenons a la colonie nous reposer et allons diner dans un restaurant de Nashik : surplombant la ville, nous dinons en terrasse pour 7 € a 4 !! : repas gargantuesque !!! Une dizaine d'entrees qu'on peut prendre plusieurs fois suivies de plusieurs plats au choix et pour finir un choix de dessert aussi etonnant. Bref, une bonne soiree. Au programme demain, la vieille ville et ses marches.

En route pour Nasik

Je ne connais pas encore les journees indiennes mais il est certain que les nuits sont agitees ! Entre les avions, les alarmes et les klaxons des voitures, il est parfois difficile de trouver son sommeil... Bref, comme prevu, nous arrivons a la gare vers 5h45 pour prendre le train de Nasik : il ne nous reste plus qu'a trouver le quai !! Les gens sont sympas et n'hesitent pas a nous aider quand ils nous voient faire des aller-retour entre les differents paneaux d'information. Le train arrive, pas vraiment encore sur que cela soit le bon mais si, aides d'un controleur, nous voila partis pour 3hrs30 de voyage...

18 janvier 2007

Mumbai ! premiere ville etape

6515 kms et 9hrs30 plus tard, nous arrivons a Mumbai : Peter Rent the car, notre taxi man est au RDV pour nous amener a l'hotel. Une courte nuit nous attend car depart a 5h25 le lendemain pour la gare afin de prendre le train pour Nasik, ou nous allons retrouver nos amis français, installes et travaillant la-bas. Mumbai est comme beaucoup de villes d'Asie : megalopole polluee vivant H24 et grouillante de monde meme a minuit lors de notre arrivee ! Je vais arreter la pour ce soir car la fatigue me gagne !

31 août 2006

Frascati et la jeunesse dorée romaine.

En découvrant Rome au début de notre séjour je m'interrogeais sur la répartition géographique de la population selon sa classe sociale. Du type où est le Sarcelles romain et où se trouve le Neuilly local. Et bien je n'ai pas vraiment cherché le Sarcelles mais j'ai trouvé le St-Cloud : Frascati,  l'entrée des Castelli Romani à une vingtaine de kilomètres au sud de Rome, à coté de Castel Gondolfo ! Ce village est jumelé avec notre St-Cloud français, si si. Tous les romains fortunés semblent s'y être donnés rendez-vous pour finir l'été. Sur une colline entourée de vignes et de villas avec rues privées fermées par de lourds portails, le village a su garder un certain charme avec son centre piétonnier et ses boutiques à la dernière mode ! Le parking devant la place centrale ressemble au salon de l'auto version luxe, ferraris, porsches, et autres Benz ne se comptent plus. Excusez-moi de faire référence encore une fois aux voitures, mais l'Italie est le pays de la voiture et ses habitants sont fous de leurs 4 roues. Ici rien n'est pensé pour le piéton et l'auto est reine, sauf dans les centres villes où la majorité des rues est fermée à la circulation. C'est déjà pas mal.

Nous logeons chez l'habitant dans une villa au fond d'une impasse privée fermée par 2 portails. On se pose quand même des questions sur les raisons d'un tel retranchement qui semble être la règle dans le coin. Néanmoins l'adresse est bonne : www.villafrascati.it

Aujourd'hui  retour sur Paris, les vacances sont finies et il va falloir retourner gagner de quoi payer les prochaines, cette hiver au soleil si tout va bien !

30 août 2006

La côte Amalfitaine, entre mythe et réalité.

C'est notre dernier jour au bord de la mer avant de remonter sur Rome et les Castelli Romani, aussi nous ne pouvions partir sans parcourir cette côte Amalfitaine dont tout le monde parle.
Sitôt passé le col de San Pietro, on plonge sur la route sinueuse qui s'étale entre falaises et montagnes en direction de Positano. Le revêtement parfait et la largeur plus que correcte invitent à l'attaque mais il faut rapidement calmer le jeu, les pneus et suspensions de la petite Fiesta étant rapidement dépassés. Quel régal cela doit être en moto !

Les points de vues sont superbes, la mer change de couleur en venant lécher le pied des falaises, un régal. Nous voici déjà en vue de Positano. Un arrêt photo sur un promontoire, toutes ces maisons accrochées à flanc de falaise avec les montagnes en arrière plan offrent un panorama unique.

C'est maintenant que le tableau se gâte dés l'entrée de Positano. Je vais tout de suite être honnête avec vous, le Positano que vous vantent les guides en vous parlant des Picasso, Cocteau et du glamour façon Dolce Vita. CA N'EXISTE PLUS.
Positano est un vaste piège à touristes où toutes les plages sont payantes, où on ne se gare pas sans se faire raquetter, où vous payez un coca + café 4€ et où des bus déversent des paquets de touristes en bas de la ville, comme coincés dans une souricière en attendant le bus suivant. Du haut de la route au port il y a environ 1920 marches par l'escalier à travers le village alors seuls les plus sportifs pourront remonter par eux-mêmes.

Soyons réalistes, les amours de Roberto Rossellini et Anna Magnani, cela datent des années 50, depuis, le visage de la côte a bien changé et chaque mètre carré est devenu un prétexte à faire de l'argent !
Seule la côte entre Furone et Amalfi semble préservée. Justement Amalfi, c'est naze, le port est transformé en vaste parking et 4 ruelles aux maisons à la façade blanche se disputent vos faveurs. Le village suivant, Atrani lui est préservé, forcément la capacité hôtelière est presque nulle.

En résume, si vous êtes un touriste anonyme, la côte Amalfitaine ne vaut pas plus qu'une journée de voiture pour en faire le tour et un rouleau de pellicules pour les souvenirs. Par contre si vous êtes un randonneur, plus de choses sont possibles et pas mal de sentiers permettent de découvrir un autre visage de la côte, à flanc de montagne avec vue sur la mer. Il faut néanmoins s'entraîner avant de venir car cela grimpe pas mal.
Après il y a l'option " tourisme fortuné" et là comme partout vous voyez les choses sous un autre aspect, mais il faut pouvoir suivre côté porte-monnaie.    

29 août 2006

Naples

Tout d'abord un point météo pour tous les parisiens qui me le demandent, ici c'est grand bleu et soleil, short et claquettes obligatoires. On fait une réserve de beau temps pour en ramener un peu à Paname ce WE.

Donc nous sommes allés aujourd'hui à Naples, par le train c'est le plus simple et le moins cher, 6.40€ A/R  depuis Sorrento, 1h de trajet. Sortie de la presqu'île on traverse la plaine du Vésuve, suite de villes sans intérêt et à l'urbanisme proche du bidonville. L'habitat ici dans le sud, c'est pas le fort des italiens, manque d'argent je pense.
En sortant de la gare de Naples on est immédiatement mis dans l'ambiance, il règne un vacarme monstre, un chapelet d'odeurs où se mêlent gaz d'échappements et relents de poubelles, vous prend à la gorge. Ajouter à cela le fait que les quartiers autour des gares ne sont généralement pas les mieux fréquentés et vous voilà pris d'une violente envie de tourner les talons et de reprendre le train en sens inverse.
Mais votre envie de découvrir la ville reprend le dessus et après vous être assurés que votre argent était bien caché au fond de votre poche et votre sac bien fermé, vous voilà parti.

A Naples il y a très peu de feux rouges, de toutes manières personne ne les respectent, ici aucune règle de circulation. On nous avait prévenu, Naples c'est spécial mais dans l'ensemble cela se passe bien et on arrive à traverser les rues sans trop de problèmes. Il suffit de regarder partout et de s'attendre à tout, style vespa en sens inverse dans une voie de bus où circulent déjà des voitures dans l'autre sens. Bref c'est un bazar sans nom. De surcroît il y a plein de chantiers avec les travaux du métro.
Les grands axes sont remplis de mille boutiques où se pressent des bancs de napolitaines prisent d'une fièvre acheteuse en cette fin de soldes. Ici c'est le royaume du look et tout le monde est bien habillé, rien à redire. En plus les napolitaines sont dans l'ensemble assez jolies, avec un air fier et rebel !
Là où le tableau se gâte c'est si vous vous éloignez des grands axes et que vous vous enfoncez dans les petites rues dont les guides touristiques vous vantent le charme. Et bien nous n'avons pas aimé du tout, on ne se sent pas en sécurité et ces rues ressemblent plus à des coupes gorges qu'à autre chose. Bref on ne s'y est pas aventuré plus que cela et je ne suis pas près d'y remettre les pieds trop content d'avoir repris le train sans encombre.

Naples je vous la laisse, cç aussi on me l'avait dit, tu aimeras ou tu détesteras mais Naples ne te laissera pas indifférente. Je confirme c'est à voir au moins une fois.

28 août 2006

La région de tous les contrastes.

Ce midi, excursion au Vésuve. Déjà depuis l'autoroute nous apercevons le sommet relativement dégagé avec le soleil qui se fait sa place au milieu des nuages. Sortie Torre d'El Greco et nous empruntons une route sinueuse qui traverse des immeubles cossus et de riches villas perchées sur les contreforts du volcan. Immédiatement ce qui choque c'est que c'est sale partout sur le bord de la route. Je ne comprends pas comment les italiens peuvent jeter leurs ordures et autres détritus partout sans se préoccuper de l'environnement. J'en viendrais à croire que les italiens sont tous des porcs et le Nicolas Hulot local a du pain sur la planche, voir sa cause est quasi-désespérée. Quand on les croisent, sympas, avenants, bien habillés et que l'on voit dans quel état se trouve leur environnement, il y a un décalage. Je peux vous dire qu'en France, nous sommes largement en avance en terme de protection et respect de la nature par rapport à nos voisins transalpins.

Toujours est il que nous avançons sur la route jonchée d'immondices pour atteindre l'entrée du parc national du Vésuve. La limite du parc est matérialisée par une clôture et une énorme porte qui en condamne l'accès ! Après 8 kilomètres sur la route sinueuse offrant un panorama grandiose sur Naples on arrive au parking ... payant, 2.5€ ! Puis vous marchez jusqu' à une guitoune et là rebelotte 6,5€ l'entrée pour accéder au sommet. Vous venez de vous farcir 10 bornes de montée, de payer le parking, alors pas le choix vous remettez la main à la poche pour entrer ! 30 minutes d'ascension à pied pour arriver au cratère, géant à faire peur. Des fumées s'échappent sur un des côtés, rappelant que le volcan est seulement endormi. Vous pouvez faire le tour de la moitié du cratère et avoir ainsi une vue sur Pompei. La ville est étonnamment loin et on peine à apercevoir les ruines de la cité romaine. L'éruption qui l'ensevelit a dû être sacrément puissante.

L'après-midi nous allons à la Marina D'El Cantonne, plage encaissée au fond d'une crique à la pointe sud de la presqu'île. Là encore il faut payer le parking, 2€/heure, pour stationner. Et il n'y a pas le choix, impossible de se garer autrement.
Si vous ne savez pas comment monétiser quelque chose demandez aux italiens ils vont vous expliquer comment faire !

Voilà en 2 mots je vais vous la faire simple, si vous n'avez pas d'argent, ne venez pas sur la côte, c'est pas pour vous. Le savoir-faire du routard accro au gratuit et autres plans débrouilles, est mis ici à forte contribution.

27 août 2006

Tu vuoi far' l'americano

 

Ce soir c'est baptême à la mode italienne à l'agritourisme. Table en U et chanteuse représentant l'archétype de la star de RAI Uno. Je ne vous fais pas de description, ces messieurs risqueraient de s'énerver ! Chansons italiennes et brésiliennes, l'ambiance monte petit à petit au rythme des déhanchements de la chanteuse à la robe noire transparente !
Ici on chante pendant que l'on mange et entre les tours de chant on met la radio pour suivre l'affiche du Calcio de ce WE, Naples-Juventus. Naples mène 1-0 !
Repas de grande qualité comme les soirs précédents, je vous conseille vivement la demi-pension pour profiter pleinement de toute la gastronomie italienne. On est déjà au café, un pur régal qui tient tout seul au fond de la tasse et voilà que Naples vient de marquer un deuxième but. La chanteuse interrompt son tour de chant, alertée par un convive qui écoute via son telefonino le match et voilà que l'on bascule la radio sur la sono pour revivre l'action. Ils sont trop forts ces italiens. Oups le Limoncello maison arrive et on entonne la chanson napolitaine par excellence : "Tu vuoi far l'armericano,  armericano,  armericano. Ma sei nato in Italy." Tour de chant général et bonne tranche de rigolade, tout le monde participe, même si tu n'es pas italien, ni américain ! Vraiment sympa ces italiens.
Je vous laisse, Naples vient d'en mettre un troisième !

26 août 2006

Pompei et la mozarella de buffala

 

2 découvertes qui n'ont rien en commun mais pourtant essentielles quand on séjourne près de Naples.
Qui ne connaît pas Pompei ? Qui, tout gosse n'a pas dévoré les livres d'histoire relatant la vie des romains et l'épisode tragique de l'irruption du Vésuve qui ensevelit la ville ? Et bien à Pompei le temps s'est arrêté, rien n'a bougé depuis le 24 août 79 après J.-C.. C'est saisissant, je m'attendais à voir des vestiges au ras du sol, des colonnes coupées à la base et des bouts de murs, il n'en est rien. C'est une véritable ville avec ses rues, ses maisons intactes que vous pouvez parcourir pendant une journée complète sans en faire le tour. Les théâtres et l'arène sont superbement bien conservés, chaque pas de porte recèle un trésor.
A voir au moins une fois dans sa vie même si on n'est pas fan de vieilles pierres. Par contre soyez près à mettre la main au porte-monnaie: 11€ l'entrée + 3€/heure pour le parking.

Pour tenir le coup pendant cette journée de romain, rien ne vaut un bon sandwich au jambon de Parme et à l'authentique mozarella fraîche de buffle. Un régal ce fromage, avec du goût, rien à voir avec celui que l'on trouve chez Carrefour. Si vous avez le temps, la visite d'un élevage de buffles près de Salerne s'impose pour découvrir ce fromage qui fait la fierté des transalpins.

25 août 2006

Les italiens sont des pilotes.

Aujourd'hui journée de transition, location de la voiture au sud de Rome pour sortir plus rapidement de l'agglomération avec la proximité de l'autoroute en direction de Naples. Avis n'avait plus de Cayenne de dispo alors nous nous sommes rabattus sur une Fiesta 1.2 16V. J'ai peur que cela soit un peu léger sur l'autoroute. En effet ici on est à mille lieux de nos préoccupations sécurito-sarko-routières ! L'Italie est en effet un des seuls pays en Europe à avoir augmenté la limitation de vitesse en la montant à 150 km. De plus les contrôles radars semblent quasi-inexistants et aucune présence policière au bord de la route. Alors voilà je vous donne le mode d'emploi pour rouler sur les voies rapides italiennes.
Vous vous mettez sur la file de gauche avec votre clignotant en marche et vous poussez tout ce qu'il y a devant vous. Vous n'allez pas attendre longtemps pour voir un italien vous coller au train et commencer à vous chauffer en faisant mine de doubler par la droite, chose, ceci dit, qu'ils ne font jamais. C'est alors le moment de mettre le pied dedans à fond de 5 pour ne pas laisser l'autre vous doubler ! Et oui l'italien pratique la course et roule toujours par paquet de 2, 3 voire 4 ! C'est Grand Tourismo et cela rappel la France des années avant Sarko, snif.
Et oui en chaque italien sommeille un pilote qui aime faire la course. Mais attention ici rouler vite semble avoir ses règles: on ne double pas par la droite, on se pousse quand un plus rapide que vous vous colle au train et on ne fait pas de gestes d'énervement. Bref on est sport, pas comme ces boulets qui chez nous restent scotchés à gauche en pensant incarner le défenseur des limitations de vitesse.
Je comprends mieux à présent pourquoi l'Italie a donné naissance à toutes ces marques sportives prestigieuses: Ferrari, Duccati, Lamborghini ...

Ainsi nous voici en moins de 2 heures au pied du Vésuve. Il nous reste à trouver notre route jusqu'à Sorrento, chose pas simple quand on voit la tête des panneaux de signalisation. Trouver sa route, ça aussi c'est du sport. Après il reste à éviter l'accident sur les routes du bord de mer surplombant les falaises et où les scooters et autres 2 roues ont tendance à vouloir passer au dessus de votre capot pour aller plus vite.
Enfin nous voici arrivés dans l'Agritourisme où nous avons réservé un bungalow en demi-pension, miam. Superbe vue sur la mer avec la baie de Naples et le Vésuve en toile de fond. L'adresse: ww.agriturismogalatea.com
Direction la plage au pied des falaises de Sorrento où on accède à la mer par un escalier serpentant dans la falaise. L'eau est super chaude et très propre, un vrai bonheur.
Demain on tente Pompei et l'ascension du Vésuve.

24 août 2006

Sur les traces de M.I.3 au Vatican

 

Aujourd'hui j'enfile ma tenue Tom Cruise, ni short, ni débardeur, Patricia sa robe longue et direction le Vatican. Il ne nous manque que la Lamborghini. Pour nous ça sera le bus 40 !
On est immédiatement frappé par la grandeur de la Place St Pierre ... et par le nombre de visiteurs. Mieux vaut arriver de bonne heure, commencer par la visite de la Coupole pendant que tous les autres se pressent pour voir la tombe de Jean-Paul II. De toute manière à la sortie de la Coupole on arrive directement dans la Basilique puis dans le tombeau.
En commençant par la Coupole on découvre la Basilique par le dessus et on ne prend conscience du gigantisme des lieux que par la suite une fois descendu à l'intérieur.
Pour la visite de la coupole, prenez l'option sans ascenseur à 4€ au lieu de 7€ avec ascenseur. De toute manière l'ascenseur ne vous évite que les premières 200 marches, il vous en reste ensuite 320 incompressibles pour atteindre le sommet.
De la haut la vue est sensationnelle, sur tout Rome et tout l'état du Vatican avec ses jolis jardins.
En redescendant on arrive dans la Basilique St Pierre. C'est gigantesque ! Au centre trône le baldaquin en bronze fait par Bernin avec la tombe de St Pierre en dessous. Ce baldaquin d'où le Pape officie pour la messe est d'une hauteur démesurée et il fait plutôt penser à un temple romain qu'à un édifice chrétien !
C'est cela qui choque un peu au Vatican, la grandeur et la démesure tranchent avec les paroles de Jésus qui prônaient la simplicité et l'humilité.
En dessous de la Basilique se trouvent les tombeaux des Papes, vous ne pouvez pas rater celle de JP II.
Pour la visite de la Chapelle Sixtine et des musées, nous serons obligés de revenir car il y avait trop de monde, même à midi, compter 3 heures de queue !

Les visites ça creuse, alors direction la place Farnese pour goûter une spécialité romaine, la pizza à la mortadelle et la pizza à la ricotta. La bonne adresse: Il Fornaio, Via di Baullari, 5.
Histoire de digérer nous allons au Panthéon, temple romain aux dimensions gigantesques, en plein centre de Rome. Ensuite un crochet par la colonne de Traja puis nous remontons la Via Nationale pour dévaliser les magasins.

Les vêtements et chaussures made in Italy sont bien moins chers que chez nous et surtout côté look c'est trop classe. Comptez 50€ pour une paire de chaussures et 25€ pour une "camiccia" qui feront pâlir de jalousie les habitués de Parly 2 ! Il y a un choix monstre et c'est encore les soldes en cette fin août !

Le soir venu, petit dîner sur les berges du Tibre au pied de l'île Tiberina, y en a qu'une. En cette saison il y a des bars tout le long du fleuve.
Demain direction Sorrento et la côte Amalfitaine, alors question couverture Edge ou même GPRS pour blogger c'est pas gagné.      

Rome, plus belle que Paris !

 

Qui n'a jamais entendu l'expression "Rome est un musée à ciel ouvert" ? Et bien c'est la vérité, à ceci près que Rome est un musée vivant et animé, plein de vie, un endroit où se mêlent histoire et modernité et où la vie s'approprie les vieilles pierres. Que dire d'autre, Rome vous renvoie une image de vous-même pas très folichonne: vous êtes nul en histoire de l'art et en plus fagoté comme un sac ! Et oui question sape, les italiens n'ont de conseils à recevoir de personne, ils sont supers bien habillés.

La journée a commencé par la recherche d'un bus pour aller au marché de Testaccio, dans le sud de la ville. En effet ici point de plan de bus, les horaires changent selon l'humeur des conducteurs et les billets s'achètent dans les kiosques à journaux.
Au marché de Testaccio vous trouverez des produits locaux à des prix sympas. A vous le sandwich au jambon de Parme parsemé de Parmesan.

Après direction la place Navona en remontant par les berges du Tibre, promenade bien agréable, les berges étant exclusivement pour piétons et vélos et pleines de bars où se massent fin Août les romains en soirée.
A côté de la place Navona, ne manquez surtout pas le glacier Da Quinto, glaces à tous les parfums faites maison, à partir de 1,5 euros. Tout simplement terrible, l'adresse: Via di Tormillina 15.
Après direction la place Di Spagna en haut de laquelle vous aurez un superbe point de vue sur Rome. Remontez ensuite jusqu'à la villa Medici et la colline du Pincio pour pic-niquer dans les jardins de la Villa Borghese. Puis redescendez jusqu'à la place del Popolo pour attaquer un coup de shopping dans les rues adjascentes.
Vient enfin l'heure du bain de foule à la fontaine de Trevi, plus belle en vrai que dans vos rêves, une splendeur, ça me laisse sans voix.

Rome, c'est un monument à chaque coin de rue, un éclat de voix ou de rire à chaque instant et la bonne humeur des italiens qui prend le dessus sur le reste. Ici la vie n'est pas plus facile qu'ailleurs, la situation économique pas plus brillante qu'en France et les taxes à hauteur de 45% sur les revenus. Mais les italiens sont d'un optimisme forcené et ne se laissent jamais abattre, pas comme chez nous où l'on chante quand tout va bien et où on ne sait que râler quand ça va mal !

22 août 2006

Roma Antica

 

Un mot sur notre lieu de résidence, le couvent Santa Elisabetta à côté de l'église Santa Maria Maggiore, trouvé grâce à une traductrice: merci Sabina.
Les couvents sont une bonne manière de se loger à Rome, souvent dans le centre pour un prix raisonnable, autour de 60 euros la nuit pour 2 avec petit déjeuner. Seule contrainte, les horaires, entre 7H et 8H30 pour le p'tit dej et couvre feux le soir à 23H, à négocier ! Ceci dit après une journée de visite on est souvent bien fatigué.

Justement, notre première journée à Rome s'est concentrée autour de la partie antique de la ville, celle par laquelle on doit commencer la découverte de cette cité pour bien comprendre son évolution.
Direction donc le Colisée, puis le Palatin, le Forum, le Capitol, la Bocca della Verità, le quartier de Trastevere, celui du Ghetto, les termes de Caracalla et enfin San Giovanni In Laterano. Autant vous dire que l'on a usé les baskets mais on en a pris plein les yeux. C'est magnifique ! C'est la Rome de Romulus et Remus, des empereurs Titus, César ou encore Constantin qui défile sous vos yeux. Le Colisée est majestueux et le Forum avec ses restes de temples grandiose. Je me revoyais petit, plongé dans les lectures des BD d'Alix, accroché derrière Charleton Heston sur un char ou encore entrant dans l'arène avec Gladiator.
Cela vaut vraiment la visite, tant de siècles d'histoire  toujours là pour témoigner, on ne reste pas indiffèrent. Un tuyau pour la visite du Colisée, blindé de monde, achetez vos billets au Palatin, il y a moins de monde et comme ils sont couplés avec le Colisée vous rentrez dans ce dernier sans faire la queue, prix 9 euros.

Pour finir on a testé une vraie pizzeria italienne, pas celles dans les pages des guides, mais une de celles rencontrée en se perdant dans les quartiers, avec principalement des italiens à table. Résultat des bruschettas et pizzas à tomber par terre, autour de 6 euros, la Nastro Azzurro de 66cl a 3,5 euros et le café à 1 euro. Voilà qui est plus raisonnable, l'adresse: Tavola Calda, Via Merulana, 221.

Premieres impressions de vacances

Voilà, après 3 jours passés près de Madrid pour le mariage de José Angel, un des cousins de Patricia, direction Rome.
Juste un mot sur ce mariage: superbe et festif, les espagnols sont toujours fidèles à leur réputation de joyeux fétards.
Sitôt le mariage fini les jeunes époux inaugurent leur nouvelle maison, car c'est l'usage ici, on ne vit pas ensemble avant le mariage. On construit sa maison en attendant le jour des noces. Parlons justement de la maison: 300 m2 ! Et ce n'est pas un cas unique, les dimensions des habitations neuves sont manifestement plus grandes que chez nous.

Maintenant direction l'aéroport de Madrid, le nouveau terminal 4 plus exactement. Grand et lumineux avec une galerie commerciale en son centre. Les espagnols ont compris comment faire dépenser leurs derniers euros aux voyageurs de passage. Par contre, comme chez nous, vous avez des bornes WiFi ...payantes ! Visiblement les sociétés gérant les aéroports n'ont pas encore integré que permettre un accès WiFi gratuit renforcerait positivement leur image et leur apporterait certainement plus de valeur que l'argent   des bornes.

Après 2 petites heures de vol, nous voici à Rome. Il est 23 heures et nous attaquons un restaurant proche de notre hôtel. Alors là, autant le dire tout de suite, c'est pas donné, 10 euros la pizza, 2,50 le ristretto et 5 euros la bière ! Pourtant ce resto a bonne réputation dans notre guide avec des prix supposés dans la fourchette basse.
Bon on verra demain si c'est partout comme ça et je vous parlerai de notre hôtel, un couvent !

11 juillet 2006

Pas de ligne à très haute tension dans le Verdon

Verdon Ouf, le Conseil d'Etat vient d'enterriner l'annulation de la construction de la ligne à très haute tension, 400 000 volts, qui devait traverser de part en part le Parc naturel régional des gorges du Verdon.
Nous sommes particulièrement sensible à ce qui se passe dans cette région. Un bon nombre de traducteurs travaillent dans le sud-est et nous connaissons bien cette partie de la France, trop souvent victime du développement humain.
Cette nouvelle de l'annulation montre que la détermination des associations peut arriver à l'emporter même face à des grosses machines comme EDF.
Je vous invite à découvrir le Verdon et à vous laisser séduire par ces paysages grandioses. Qui n'a jamais vu le grimpeur Patrick Edlinger dans "Opéra Vertical" remonter une voie du Verdon, pieds nus et sans corde, sublimant la communion de l'homme et de la nature. Il est important que les jeunes puissent eux aussi profiter de ce Parc et aprennent à le protéger.